bio
19 juillet 2018

Florent Basiletti  

Florent Basiletti, né en 1995, travaille entre Paris et Arles. Il intègre l’ENSP en 2015 et développe une démarche artistique qui interroge notre rapport à la conservation, à l’archivage du monde qui nous entoure, notamment à travers les végétaux ou les objets. Il questionne le processus d’apparition des images, cette pratique se développe sous diverses formes : installations, dispositifs interactifs, photographies, vidéos, éditions, etc. Ainsi il se penche et explore différents champs de l’art contemporain à travers l’hybridation des matériaux utilisés lors de ses expositions.

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Article du Museon Arlaten, Arles, 12 juillet 2018.
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« J’aime les microcosmes, ces petits mondes clos qu’il est fascinant de dévoiler. Les réserves de musées, comme les serres, sont des lieux qui m’attirent tout particulièrement. Le Cerco a ceci d’original qu’une fois à l’intérieur, on constate que les objets sont encore en partie cachés par leur conditionnement, leur emballage, leurs protections… Quels sont donc ces objets si importants ? Que peut-on deviner d’eux ? Ouvrir des boîtes, dévoiler des objets : voilà qui nous amène à interroger les collections. Pourquoi cet objet est-il là, quelle est l’histoire qui l’amène dans cet écrin? »
Malgré ses 22 ans, Florent Basiletti est un photographe qui ne manque pas de profondeur de champ ! Le Museon Arlaten vient d’acquérir trente de ses photos, réalisées au Cerco (les réserves du Museon Arlaten) dans le cadre de sa formation à l’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles où il va entamer sa dernière année. De décembre 2016 à mars 2017, accompagné par Caroline Grellier, médiatrice culturelle, celui qui peut se targuer d’être l’un des benjamins de l’ENSP a pu arpenter librement les réserves, guetter la juste lumière (sans jamais la retoucher). « Je viens de Dijon, j’ai fait une licence d’arts plastiques à Saint-Etienne. Mais c’est à Arles que j’ai découvert ma technique. Et c’est au Cerco que j’ai eu le temps de la développer ».
S’il se passionne aussi pour les formes végétales, Florent Basiletti aime à se retrouver dans le monde des savoir-faire et de la transmission. « J’ai hérité de mon arrière grand-père puis de mon grand-père l’amour de la photographie et toute une panoplie de matériels. Les couleurs éclatantes des diapos, ça me plait beaucoup ! ».
Florent, qui fait aussi de la video, envisage de revenir très prochainement au Cerco pour approfondir sa quête et prolonger cette féconde « rencontre photographique ». Car son travail arlésien a été remarqué. Retombée inattendue : l’une de ses photos a été choisie pour décorer la Chambre 19 du bel Hôtel Calendal, entre Théâtre antique et Arènes. Une chambre, un autre petit monde, une autre histoire de dévoilement.
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